Récit minuscule et anecdotique d'une genèse

(sans prétention, ce récit est à compléter librement par ceux qui en connaissent d'autres fragments)



Le concept de RoadCamp a été approché lors d'une première conversation entre Loiez Deniel et Olivier Zablocki dit Zablo elle-même provoquée par les échanges entre Loiez et Frédéric Soussin lors d'une visite de ce dernier à l'Atelier d'Entraygues. Progressivement, dans l'esprit de Zablo, le mot RoadCamp s'est mis à désigner une forme de parcours d'apprentissage à travers des paysages de connaissances, conçu dans le respect des 7 principes fondamentaux du compagnonnage que sont l’accueil, le métier, le voyage, la communauté, la transmission, l’initiation et le chef-d’œuvre et permettant au voyageur de partir à la découverte des ces « îles en réseau », futures et passées, évoquées par Hakim Bey dans ce texte de référence que nous sommes si nombreux à partager.

 


Chaque RoadCamp est organisé autour du parcours d'un véhicule doté d'équipements de communication et de production avancés. Celui-ci joue le rôle de sonde exploratoire pour reprendre l'expression employé d'Hakim Bey, il évolue d'un paysage de connaissances à l'autre dans une approche scientifique du paysage traversé. Autrement dit, il ne préjuge pas de ce qu'il va rencontrer pas plus qu'il ne peut anticiper le dessin du parcours. Tout au plus, chaque étape est balisée a minima, d'une part, par un point de départ et un point d'arrivée en ce qui concerne la perspective spatiale et, d'autre part, une date de départ et une date d'arrivée en ce qui concerne la perspective temporelle. Entre ces quatre balises, les attractions provoquées par certains attracteurs étranges (au sens métaphorique aussi bien que physique de cette expression) tracent ce que Olivier Auber appelle une perspective numérique, sinon "LA" perspective numérique.

  • Lors d'un BarCamp, seul le lieu et les participants sont connus parce qu'ils se sont librement inscrits. Lorsque s'ouvre la non-conférence, le premier exercice de travaux pratiques est alors de construire collectivement, rapidement, et in situ le programme avec les seuls éléments disponibles : les capacités du lieu pour créer des ateliers, les désirs de participants pour déterminer et organiser les thématiques des ateliers et leurs enchaînements. Et ça marche
  • Dans le cas d'une étape de RoadCamp, la seule différence tient au fait que le programme à construire n'est autre que le parcours à travers le paysage de connaissances. De même que le BarCamp est une non-conférence, le RoadCamp est le contraire d'un voyage organisé. De ce fait, la durée même n'est pas comparable : de quelques heures à 24 heures maximum le plus souvent dans le cas d'un BarCamp elle sera d'une à plusieurs semaines parfois dans le contexte d'un RoadCamp.
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